Dimanche 5 octobre 2008 7 05 /10 /2008 18:05

Projet de programme

(version du 19/09/08)

Le programme que nous allons adopter au

congrès est un texte qui fixe l'essentiel des

fondements politiques durables du NPA,

même si ceux-ci pourront être complétés

dans congrès ultérieurs. Ainsi, il faut se

garder d'y mettre des aspects trop

conjoncturels qui doivent plutôt figurer

dans la motion d'orientation.

En bleu et en petit pour mémoire les

extraits de la déclaration qui « cadrent »

chaque paragraphe, même si l'ordre a été

changé pour des choix de logique de plan

et si des idées qui manquaient ont été

rajoutées.

Titre à définir

Les débats sémantiques n'étant pas les plus

simples, nous avons eu du mal à nous

mettre d'accord sur un titre. Rien de grave,

il faudra en trouver un qui fasse consensus

(ou plusieurs à soumettre au vote) dans

une étape ultérieure (les navettes de

discussion feront apparaître une solution

satisfaisante pour le plus grande nombre).

Introduction de cadrage global à rédiger en

prenant comme axe de départ, le tournant

dans la mondialisation.

 

1/ Le capitalisme met l'humanité et la

planète en danger

« On ne peut plus laisser faire un système. »

capitaliste mondialisé qui conduit le monde dans le

mur ! Entré dans une crise économique, financière,

énergétique, alimentaire dont nul ne peut prédire

les conséquences, ce système met plus que jamais la

seule recherche du profit au centre de ses décisions

au mépris de millions de vies. Les grands équilibres

écologiques sont menacés

« Parce qu'il est à la source du problème, le

capitalisme, comme tous les systèmes

productivistes, est incapable d'y apporter une

solution. »

« Dans un monde où les inégalités se creusent, les

émeutes de la faim se généralisent, conséquence de

la politique des grandes puissances impérialistes,

des institutions à leur service (FMI, OMC...) et de

la spéculation honteuse sur les produits de

première nécessité. La guerre « sans limites »

décrétée par Bush et ses alliés dont la France,

étend ses horreurs à travers le monde. »

Dans cette partie, nous proposons de

développer en quoi le système capitaliste

mondialisé mène le monde dans le mur, de

partir de données sur la pauvreté dans le

monde, sur les inégalités et montrer que le

cours du capitalisme n'est pas de les

réduire mais au contraire de les accroitre.

Développer sur la guerre sans fin,

l'impérialisme version 21e siècle, y

compris celui qu'exercent les dirigeants de

notre pays.

Développer sur le sens de la

mondialisation des années 80 qui aggrave

l'exploitation, la division internationale du

travail, creuse les inégalités de toutes

sortes. Développer sur l'exploitation

coloniale et semi-coloniale.

Développer sur la crise écologique, ses

racines, sa gravité, l'humanité mise en

danger par un système qui recherche la

rentabilité et la croissance au mépris des

dégâts humains et écologiques vitaux que

cela occasionne.

Développer sur la crise économique

actuelle comme issue logique d'un système

qui montre sa faillite... Mettre en lumière

la folie - et le cynisme - des décideurs, des

bourgeoisies de la finance, des affaires, des

multinationales, des banques, les

spéculateurs, autant d'adversaires qu'il faut

combattre à l'échelle planétaire.

Le capitalisme basé sur la loi de la valeur,

l'exploitation, le salariat, la recherche du

profit au détriment des besoins sociaux est

contradictoire avec toute issue humaniste.

Ce système fonctionne sur la base d'une

logique qui invalide toute tentative de

l'humaniser qu'elle soit sincère ou

hypocrite.

Souligner qu'au coeur de la crise il y a la

contradiction fondamentale du capitalisme

entre l'appropriation privée et la

socialisation, la globalisation de la

production, contradiction aujourd'hui

exacerbé par la concentration de la

propriété, sa forme financière parasitaire et

l'internationalisation de la production.

Développer sur le caractère totalement

antidémocratique du système où l'essentiel

de ce qui fait la vie concrète de l'immense

majorité de la population lui échappe.

« Ici, Sarkozy et le Medef multiplient les attaques»

qui traduisent l'arrogance des puissants. Rarement

la politique de la droite a été aussi ouvertement

agressive envers l'immense majorité de la

population. Rarement les possédants, les

actionnaires, le patronat se sont montrés aussi

avides de profits au mépris du bien-être

élémentaire des populations.

Illustrer l'ampleur de l'attaque : le partage

inégal des richesses dans l'hexagone et les

colonies (outre-mer, Corse...), les

délocalisations, la destruction et la

dégradation des services publics, l'attaque

contre la protection sociale, les retraites ;

les inégalités entre les hommes et les

femmes... :

Cette politique est ici menée par la droite,

en Angleterre par la Gauche, en Allemagne

par les deux...C'est celle que dicte les

classes capitalistes à tous les partis et

gouvernements qui s'adaptent et se plis à

l'économie de marché.

La Ve République, un système de moins en

moins démocratique : dénoncer la volonté

d'étouffer la démocratie : des

 

parlementaires coupés de masses, un

pouvoir qui musèle les médias, étouffe la

culture, criminalise les mouvement

sociaux, cherche à diviser les travailleurs,

avec ou sans papiers, avec ou sans statuts...

Le gouvernement mène une offensive

sécuritaire qui musèle les libertés et

criminalise les pauvres.

Développer que l'insécurité est avant tout

sociale et mettre en avant nos exigences

immédiates sur le terrain de la liberté et de

la démocratie.

2/ La modernité du socialisme, avenir de

l'humanité

« Avec la mémoire des expériences passées, nous»

allons élaborer ensemble, en prenant le temps du

débat, une nouvelle perspective socialiste

démocratique pour le 21ème siècle. Nous n'avons

pas de modèle, et surtout pas les régimes

prétendument « communistes » du siècle

dernier mais nous avons des objectifs.

Le socialisme, c'est le fin de l'exploitation,

c'est libérer la production et la répartition

des richesses de l'appropriation privée

capitaliste, c'est utiliser les progrès pour le

bien être de toutes et de tous.

Le socialisme suppose une mécanisme de

choix collectifs pour produire.

Le socialisme, c'est un niveau de

démocratie inédit dans toute l'histoire, qui

permette la possibilité pour les exploités,

les opprimés de prendre en main leur

destin et celui de la société.

Le socialisme que nous voulons n'a rien à

voir avec le stalinisme. Il n'a rien à voir

non plus avec les politiques menées par la

social-démocratie. Il faut le reconstruire, le

recrédibiliser, le réactualiser, le réinventer.

Parce qu'il doit permettre des choix

économiques démocratiques et rationnels,

dans l'intérêt du plus grand nombre, le

socialisme est la seule possibilité de

stopper la crise écologique et de réconcilier

l'être humain et la nature.

Le socialisme doit permettre là chacune et

chacun de trouver sa place dans notre

société, ce qui passe par le respect des

cultures, des langues, des choix

philosophiques ou religieux, des

orientations sexuelles,...

Pas de socialisme sans libération des

femmes et pas de libération des femmes

sans socialisme.

3/ L'urgence sociale, démocratique,

écologique

« Oui, l'exaspération est partout, contre la mise en

cause des acquis, des solidarités, des services

publics, la difficulté à « joindre les deux bouts »,

contre la dégradation des conditions de vie et de

logement, le racisme et les discriminations, les

politiques sécuritaires... Il ne faut pas gaspiller les

potentialités de cette exaspération en se prêtant au

jeu de dupes du « dialogue social » avec le

gouvernement, par la division, les journées de

grève saucissonnées, secteur après secteur. Ici et

maintenant, nous pouvons réagir ! Un « tous

ensemble » déterminé et unitaire, la généralisation

des luttes et des grèves, voilà ce qu'il faut pour

battre le gouvernement et ses contre-réformes ! »

Développer l'exigence de prendre sur les

profits pour augmenter les salaires, les

pensions de retraites les minima sociaux,

développer les services publics et en créer

de nouveau etc...

« Ecologiste »

On approfondit mais sur d'autres angles

que les phrases du début, peut etre en

terme de choix (énergie renouvelables

versus pétrole et nucléaire, on aborde la

question des finalités des modes de

production - pas de culpabilisation

individuelle-, critique de la pub et du

« mode de vie » ;)...

« Antiraciste »

On approfondit : la lutte contre les mesures

et les politiques discriminatoires qui

frappent plus particulèrement les quartiers

populaires et les drames humains qu'elle

génère, pour la liberté de circulation et

d'installation, pour l'égalité des droits entre

français et immigrés....

 

« Féministe »

On approfondit : en finir l'oppression

spécifique des femmes dans la sphère

publique (travail, vie pol...) que dans la

sphère privée, affirmer l'exigence non

négociable de l'égalité, garantir de droit à

l'avortement et à la contraception libre et

gratuits etc..

« Révoltée par toutes les discriminations »

Faire un paragraphe sur les oppressions

subies par les LGBT et notre volonté d'y

mettre un terme ce qui suppose de garantir

les droits égaux pour les homos et les

hétéros, de rompre avec les normes

hétérosexistes....

Dénoncer l'oppression spécifique de la

jeunesse à l'école, dans le cadre de la

famille, dans le monde du travail. Les

jeunes, notamment les jeunes issus des

quartiers populaires et/ou enfant

d'immigrés sont dénoncés comme

responsables de tous les maux.

Insister sur le fait que l'écologie, le

féminisme, l'internationalisme, la lutte

contre toutes les formes de discrimination

et d'oppression, ce ne sont pas des postures

de seconde importance, mais c'est au coeur

de notre projet, le socialisme.

« Internationaliste »

On approfondit : nous nous battons pour

une autre Europe, pour la solidarité

internationale (les suds, les peuples

opprimés...), pour le développement des

mobilisations et des luttes à l'échelle

internationale. D'autant plus nécessaire

que les capitalistes, eux, sont organisés à

l'échelle internationale dans toute une série

d'institutions qui jouent en rôle croissant

contre les intérêts des salariés et des

peuples : FMI, BM, OMC, UE,

OTAN...Cela nécessite de collaborer avec

les forces qui vont dans le même sens

(mobilisations altermondialistes, une

nouvelle internationale...

Développer sur l'idée que pour changer le

cours de l'histoire, il faut que la majorité de

la population prenne conscience de sa

force : le prolétariat et les secteurs

populaires dans leur diversité (différentes

catégories de salariés, les précaires, les

petits paysans et les artisans, la jeunesse

(en rendant compte de ce qui peut les

unifier mais aussi des contradictions qui

pèsent négativement) et les facteurs de leur

unification.

C'est dans le mouvement social que l'on

progresse dans la prise de conscience, que

l'idée d'un nouveau monde s'élabore, que

la satisfaction des exigences populaires

pose la question de qui dirige la société...

et c'est par le développement et la

généralisation des luttes, des grèves que

l'on peut bloquer les attaques, imposer des

revendications et, quand le rapport de force

est suffisant, permettre la rupture pour

engager une transformation révolutionnaire

de la société.

La convergence de ces exigences pose la

question du contrôle des travailleurs et de

la population sur la marche des entreprises

et de la société, d'un gouvernement et d'un

pouvoir qui sert ces intérêts.

En finir avec le système cap, avec l'Etat

dont il s'est doté, avec les institutions

mondiales aux services des classes

dominantes suppose à la fois un bras de fer

de longue durée (conquête de

l'« hégémonie ») et aussi une rupture

centrale.

Creuser la question des institutions : il faut

avoir des élus qui seraient les porte voix

des classes populaires qu'ils représentent.

Mais ces élus refuseront de gérer le

système, un sytème fait par et pour les

classes possédantes. Un système politique

(l'Etat) avec lequel nous voulons rompre

(et rompre tout de suite avec les

institutions de la Ve), pour favoriser un

autre rapport au pouvoir (cumul,

révocabilité, rémunération des élus,

 

assemblée constituante, pouvoir de la

majorité de la population...).

4/ S'organiser, agir, faire de la

politique, un parti pour l'émancipation

« Pour peser dans ce sens, il faut regrouper nos

Développer sur les « deux gauches »,

rappeler les expériences gouvernementales

passées, ces gouvernements de gauche qui

ont tourné le dos aux aspirations

populaires, géré les affaires au service de

la classe dominante. Décrire l'évolution -

et le crise - de la SD, du PC, des Verts.

Montrer que les reniements rendent

d'autaut plus indispensable qu'une nouvelle

force politique indépendante reprenne le

flambeau de la lutte pour changer la société

en tirant les leçons de ces échecs.

Inscrire notre volonté de nous construire

dans le monde du travail, dans les quartiers

populaires, au plus près de celles et ceux

qui sont exploités, opprimés, qui subissent

les attaques.

« Nous vous appelons à construire toutes et tous

Nous voulons reprendre le meilleur de la

tradition de celles et ceux qui ont affronté

le système depuis deux siècles, le meilleur

des traditions socialiste, communiste,

écologiques, libertaire.

Nous voulons en finir avec la dictature que

le capital impose à l'économie et à la

société toute entière, pour construire la

démocratie la plus large que l'humanité ait

jamais connu, où la « main invisible du

marché » sera remplacée par des décisions

collectives.

Reprendre et développer ce que pourrait

être les contours d'une société basée sur la

recherche de la satisfaction des besoins

sociaux (en évitant les redites) et le respect

des équilibres écologiques.

De la même façon que nous construisons

en France un nouveau parti pour le

renversement du capitalisme, nous

travaillons à l'émergence d'une nouvelle

Internationale, capable de regrouper les

anticapitalistes dans le monde.

* *

*

« Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir»

répondre à ce défi. Individus, équipes militantes,

courants politiques révolutionnaires, libertaires,

communistes, socialistes, écologistes, antilibéraux,

continuons à nous rassembler !... Dans son village,

son quartier, son entreprise, son lieu d'étude,

chacune, chacun peut et doit apporter, à son

rythme, sa pierre à la construction de cet outil

pluraliste et démocratique. La réussite est à notre

portée.

Si nous le jugeons nécéssaire à l'instant

« t », nous pouvons reprendre et

développer cet appel à s'élargir en

l'actualisant du point de vue de l'état du

processus. Sinon on laisse tomber.

ensemble une gauche qui ne renonce pas, une

gauche de combat anticapitaliste

« Pour changer le monde, il nous faut un parti qui

se bat jusqu'au bout contre le système, pour la

transformation révolutionnaire de la société. »

forces dans un parti qui ne lâche rien, n'abandonne

personne.

Il n'est pas possible de rassembler dans un même

parti ceux qui veulent en finir avec le capitalisme et

ceux qui s'en accommodent. Il n'est pas possible de

rassembler dans un même gouvernement ceux qui

défendent les droits des travailleurs et ceux qui

défendent le pouvoir des actionnaires, ceux qui

veulent rompre avec les politiques libérales et ceux

qui les mettent en pratique, ceux qui veulent

construire une Europe des travailleurs et les plus

zélés artisans de l'Europe de la libre concurrence

et du profit. C'est pourquoi nous voulons un parti

totalement indépendant du Parti socialiste, un parti

qui défende jusqu'au bout les intérêts de tous les

exploité(e)s. »

Par comité des jeunes rennais pour un nouveau parti - Publié dans : contributions/débats - Communauté : nouveau parti anticapitaliste
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