Projet de programme
(version du 19/09/08)
Le programme que nous allons adopter au
congrès est un texte qui fixe l'essentiel des
fondements politiques durables du NPA,
même si ceux-ci pourront être complétés
dans congrès ultérieurs. Ainsi, il faut se
garder d'y mettre des aspects trop
conjoncturels qui doivent plutôt figurer
dans la motion d'orientation.
En bleu et en petit pour mémoire les
extraits de la déclaration qui « cadrent »
chaque paragraphe, même si l'ordre a été
changé pour des choix de logique de plan
et si des idées qui manquaient ont été
rajoutées.
Titre à définir
Les débats sémantiques n'étant pas les plus
simples, nous avons eu du mal à nous
mettre d'accord sur un titre. Rien de grave,
il faudra en trouver un qui fasse consensus
(ou plusieurs à soumettre au vote) dans
une étape ultérieure (les navettes de
discussion feront apparaître une solution
satisfaisante pour le plus grande nombre).
Introduction de cadrage global à rédiger en
prenant comme axe de départ, le tournant
dans la mondialisation.
1/ Le capitalisme met l'humanité et la
planète en danger
« On ne peut plus laisser faire un système. »
capitaliste mondialisé qui conduit le monde dans le
mur ! Entré dans une crise économique, financière,
énergétique, alimentaire dont nul ne peut prédire
les conséquences, ce système met plus que jamais la
seule recherche du profit au centre de ses décisions
au mépris de millions de vies. Les grands équilibres
écologiques sont menacés
« Parce qu'il est à la source du problème, le
capitalisme, comme tous les systèmes
productivistes, est incapable d'y apporter une
solution. »
« Dans un monde où les inégalités se creusent, les
émeutes de la faim se généralisent, conséquence de
la politique des grandes puissances impérialistes,
des institutions à leur service (FMI, OMC...) et de
la spéculation honteuse sur les produits de
première nécessité. La guerre « sans limites »
décrétée par Bush et ses alliés dont la France,
étend ses horreurs à travers le monde. »
Dans cette partie, nous proposons de
développer en quoi le système capitaliste
mondialisé mène le monde dans le mur, de
partir de données sur la pauvreté dans le
monde, sur les inégalités et montrer que le
cours du capitalisme n'est pas de les
réduire mais au contraire de les accroitre.
Développer sur la guerre sans fin,
l'impérialisme version 21e siècle, y
compris celui qu'exercent les dirigeants de
notre pays.
Développer sur le sens de la
mondialisation des années 80 qui aggrave
l'exploitation, la division internationale du
travail, creuse les inégalités de toutes
sortes. Développer sur l'exploitation
coloniale et semi-coloniale.
Développer sur la crise écologique, ses
racines, sa gravité, l'humanité mise en
danger par un système qui recherche la
rentabilité et la croissance au mépris des
dégâts humains et écologiques vitaux que
cela occasionne.
Développer sur la crise économique
actuelle comme issue logique d'un système
qui montre sa faillite... Mettre en lumière
la folie - et le cynisme - des décideurs, des
bourgeoisies de la finance, des affaires, des
multinationales, des banques, les
spéculateurs, autant d'adversaires qu'il faut
combattre à l'échelle planétaire.
Le capitalisme basé sur la loi de la valeur,
l'exploitation, le salariat, la recherche du
profit au détriment des besoins sociaux est
contradictoire avec toute issue humaniste.
Ce système fonctionne sur la base d'une
logique qui invalide toute tentative de
l'humaniser qu'elle soit sincère ou
hypocrite.
Souligner qu'au coeur de la crise il y a la
contradiction fondamentale du capitalisme
entre l'appropriation privée et la
socialisation, la globalisation de la
production, contradiction aujourd'hui
exacerbé par la concentration de la
propriété, sa forme financière parasitaire et
l'internationalisation de la production.
Développer sur le caractère totalement
antidémocratique du système où l'essentiel
de ce qui fait la vie concrète de l'immense
majorité de la population lui échappe.
« Ici, Sarkozy et le Medef multiplient les attaques»
qui traduisent l'arrogance des puissants. Rarement
la politique de la droite a été aussi ouvertement
agressive envers l'immense majorité de la
population. Rarement les possédants, les
actionnaires, le patronat se sont montrés aussi
avides de profits au mépris du bien-être
élémentaire des populations.
Illustrer l'ampleur de l'attaque : le partage
inégal des richesses dans l'hexagone et les
colonies (outre-mer, Corse...), les
délocalisations, la destruction et la
dégradation des services publics, l'attaque
contre la protection sociale, les retraites ;
les inégalités entre les hommes et les
femmes... :
Cette politique est ici menée par la droite,
en Angleterre par la Gauche, en Allemagne
par les deux...C'est celle que dicte les
classes capitalistes à tous les partis et
gouvernements qui s'adaptent et se plis à
l'économie de marché.
La Ve République, un système de moins en
moins démocratique : dénoncer la volonté
d'étouffer la démocratie : des
parlementaires coupés de masses, un
pouvoir qui musèle les médias, étouffe la
culture, criminalise les mouvement
sociaux, cherche à diviser les travailleurs,
avec ou sans papiers, avec ou sans statuts...
Le gouvernement mène une offensive
sécuritaire qui musèle les libertés et
criminalise les pauvres.
Développer que l'insécurité est avant tout
sociale et mettre en avant nos exigences
immédiates sur le terrain de la liberté et de
la démocratie.
2/ La modernité du socialisme, avenir de
l'humanité
« Avec la mémoire des expériences passées, nous»
allons élaborer ensemble, en prenant le temps du
débat, une nouvelle perspective socialiste
démocratique pour le 21ème siècle. Nous n'avons
pas de modèle, et surtout pas les régimes
prétendument « communistes » du siècle
dernier mais nous avons des objectifs.
Le socialisme, c'est le fin de l'exploitation,
c'est libérer la production et la répartition
des richesses de l'appropriation privée
capitaliste, c'est utiliser les progrès pour le
bien être de toutes et de tous.
Le socialisme suppose une mécanisme de
choix collectifs pour produire.
Le socialisme, c'est un niveau de
démocratie inédit dans toute l'histoire, qui
permette la possibilité pour les exploités,
les opprimés de prendre en main leur
destin et celui de la société.
Le socialisme que nous voulons n'a rien à
voir avec le stalinisme. Il n'a rien à voir
non plus avec les politiques menées par la
social-démocratie. Il faut le reconstruire, le
recrédibiliser, le réactualiser, le réinventer.
Parce qu'il doit permettre des choix
économiques démocratiques et rationnels,
dans l'intérêt du plus grand nombre, le
socialisme est la seule possibilité de
stopper la crise écologique et de réconcilier
l'être humain et la nature.
Le socialisme doit permettre là chacune et
chacun de trouver sa place dans notre
société, ce qui passe par le respect des
cultures, des langues, des choix
philosophiques ou religieux, des
orientations sexuelles,...
Pas de socialisme sans libération des
femmes et pas de libération des femmes
sans socialisme.
3/ L'urgence sociale, démocratique,
écologique
« Oui, l'exaspération est partout, contre la mise en
cause des acquis, des solidarités, des services
publics, la difficulté à « joindre les deux bouts »,
contre la dégradation des conditions de vie et de
logement, le racisme et les discriminations, les
politiques sécuritaires... Il ne faut pas gaspiller les
potentialités de cette exaspération en se prêtant au
jeu de dupes du « dialogue social » avec le
gouvernement, par la division, les journées de
grève saucissonnées, secteur après secteur. Ici et
maintenant, nous pouvons réagir ! Un « tous
ensemble » déterminé et unitaire, la généralisation
des luttes et des grèves, voilà ce qu'il faut pour
battre le gouvernement et ses contre-réformes ! »
Développer l'exigence de prendre sur les
profits pour augmenter les salaires, les
pensions de retraites les minima sociaux,
développer les services publics et en créer
de nouveau etc...
« Ecologiste »
On approfondit mais sur d'autres angles
que les phrases du début, peut etre en
terme de choix (énergie renouvelables
versus pétrole et nucléaire, on aborde la
question des finalités des modes de
production - pas de culpabilisation
individuelle-, critique de la pub et du
« mode de vie » ;)...
« Antiraciste »
On approfondit : la lutte contre les mesures
et les politiques discriminatoires qui
frappent plus particulèrement les quartiers
populaires et les drames humains qu'elle
génère, pour la liberté de circulation et
d'installation, pour l'égalité des droits entre
français et immigrés....
« Féministe »
On approfondit : en finir l'oppression
spécifique des femmes dans la sphère
publique (travail, vie pol...) que dans la
sphère privée, affirmer l'exigence non
négociable de l'égalité, garantir de droit à
l'avortement et à la contraception libre et
gratuits etc..
« Révoltée par toutes les discriminations »
Faire un paragraphe sur les oppressions
subies par les LGBT et notre volonté d'y
mettre un terme ce qui suppose de garantir
les droits égaux pour les homos et les
hétéros, de rompre avec les normes
hétérosexistes....
Dénoncer l'oppression spécifique de la
jeunesse à l'école, dans le cadre de la
famille, dans le monde du travail. Les
jeunes, notamment les jeunes issus des
quartiers populaires et/ou enfant
d'immigrés sont dénoncés comme
responsables de tous les maux.
Insister sur le fait que l'écologie, le
féminisme, l'internationalisme, la lutte
contre toutes les formes de discrimination
et d'oppression, ce ne sont pas des postures
de seconde importance, mais c'est au coeur
de notre projet, le socialisme.
« Internationaliste »
On approfondit : nous nous battons pour
une autre Europe, pour la solidarité
internationale (les suds, les peuples
opprimés...), pour le développement des
mobilisations et des luttes à l'échelle
internationale. D'autant plus nécessaire
que les capitalistes, eux, sont organisés à
l'échelle internationale dans toute une série
d'institutions qui jouent en rôle croissant
contre les intérêts des salariés et des
peuples : FMI, BM, OMC, UE,
OTAN...Cela nécessite de collaborer avec
les forces qui vont dans le même sens
(mobilisations altermondialistes, une
nouvelle internationale...
Développer sur l'idée que pour changer le
cours de l'histoire, il faut que la majorité de
la population prenne conscience de sa
force : le prolétariat et les secteurs
populaires dans leur diversité (différentes
catégories de salariés, les précaires, les
petits paysans et les artisans, la jeunesse
(en rendant compte de ce qui peut les
unifier mais aussi des contradictions qui
pèsent négativement) et les facteurs de leur
unification.
C'est dans le mouvement social que l'on
progresse dans la prise de conscience, que
l'idée d'un nouveau monde s'élabore, que
la satisfaction des exigences populaires
pose la question de qui dirige la société...
et c'est par le développement et la
généralisation des luttes, des grèves que
l'on peut bloquer les attaques, imposer des
revendications et, quand le rapport de force
est suffisant, permettre la rupture pour
engager une transformation révolutionnaire
de la société.
La convergence de ces exigences pose la
question du contrôle des travailleurs et de
la population sur la marche des entreprises
et de la société, d'un gouvernement et d'un
pouvoir qui sert ces intérêts.
En finir avec le système cap, avec l'Etat
dont il s'est doté, avec les institutions
mondiales aux services des classes
dominantes suppose à la fois un bras de fer
de longue durée (conquête de
l'« hégémonie ») et aussi une rupture
centrale.
Creuser la question des institutions : il faut
avoir des élus qui seraient les porte voix
des classes populaires qu'ils représentent.
Mais ces élus refuseront de gérer le
système, un sytème fait par et pour les
classes possédantes. Un système politique
(l'Etat) avec lequel nous voulons rompre
(et rompre tout de suite avec les
institutions de la Ve), pour favoriser un
autre rapport au pouvoir (cumul,
révocabilité, rémunération des élus,
assemblée constituante, pouvoir de la
majorité de la population...).
4/ S'organiser, agir, faire de la
politique, un parti pour l'émancipation
« Pour peser dans ce sens, il faut regrouper nos
Développer sur les « deux gauches »,
rappeler les expériences gouvernementales
passées, ces gouvernements de gauche qui
ont tourné le dos aux aspirations
populaires, géré les affaires au service de
la classe dominante. Décrire l'évolution -
et le crise - de la SD, du PC, des Verts.
Montrer que les reniements rendent
d'autaut plus indispensable qu'une nouvelle
force politique indépendante reprenne le
flambeau de la lutte pour changer la société
en tirant les leçons de ces échecs.
Inscrire notre volonté de nous construire
dans le monde du travail, dans les quartiers
populaires, au plus près de celles et ceux
qui sont exploités, opprimés, qui subissent
les attaques.
« Nous vous appelons à construire toutes et tous
Nous voulons reprendre le meilleur de la
tradition de celles et ceux qui ont affronté
le système depuis deux siècles, le meilleur
des traditions socialiste, communiste,
écologiques, libertaire.
Nous voulons en finir avec la dictature que
le capital impose à l'économie et à la
société toute entière, pour construire la
démocratie la plus large que l'humanité ait
jamais connu, où la « main invisible du
marché » sera remplacée par des décisions
collectives.
Reprendre et développer ce que pourrait
être les contours d'une société basée sur la
recherche de la satisfaction des besoins
sociaux (en évitant les redites) et le respect
des équilibres écologiques.
De la même façon que nous construisons
en France un nouveau parti pour le
renversement du capitalisme, nous
travaillons à l'émergence d'une nouvelle
Internationale, capable de regrouper les
anticapitalistes dans le monde.
* *
*
« Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir»
répondre à ce défi. Individus, équipes militantes,
courants politiques révolutionnaires, libertaires,
communistes, socialistes, écologistes, antilibéraux,
continuons à nous rassembler !... Dans son village,
son quartier, son entreprise, son lieu d'étude,
chacune, chacun peut et doit apporter, à son
rythme, sa pierre à la construction de cet outil
pluraliste et démocratique. La réussite est à notre
portée.
Si nous le jugeons nécéssaire à l'instant
« t », nous pouvons reprendre et
développer cet appel à s'élargir en
l'actualisant du point de vue de l'état du
processus. Sinon on laisse tomber.
ensemble une gauche qui ne renonce pas, une
gauche de combat anticapitaliste
« Pour changer le monde, il nous faut un parti qui
se bat jusqu'au bout contre le système, pour la
transformation révolutionnaire de la société. »
forces dans un parti qui ne lâche rien, n'abandonne
personne.
Il n'est pas possible de rassembler dans un même
parti ceux qui veulent en finir avec le capitalisme et
ceux qui s'en accommodent. Il n'est pas possible de
rassembler dans un même gouvernement ceux qui
défendent les droits des travailleurs et ceux qui
défendent le pouvoir des actionnaires, ceux qui
veulent rompre avec les politiques libérales et ceux
qui les mettent en pratique, ceux qui veulent
construire une Europe des travailleurs et les plus
zélés artisans de l'Europe de la libre concurrence
et du profit. C'est pourquoi nous voulons un parti
totalement indépendant du Parti socialiste, un parti
qui défende jusqu'au bout les intérêts de tous les
exploité(e)s. »